Tag Archives: Congo

Passion For Motherland Returns To London

 

Founded by Congolese Supermodel Lisette Mibo in London, Passion for Motherland (PFM) mission is to empower street children in the Democratic Republic of the Congo, specifically in its capital Kinshasa. This empowerment movement occurs through the provision of shelter, education, healthcare, rehabilitation and family mediation programmes, as well as economic tools such as micro-economic loans.

In its 4th-edition now, Passion for Motherland (PFM) is getting ready for its annual fundraising event this summer in the metropolitan city of London, on Saturday, 20th August 2016 – from 6:00 pm to 11:00 pm – at the Holiday Inn Hotel Regents Park.

Moved by the urge to put people together, Founder Lisette Mibo and the entire team behind her is aiming to raise funds and build awareness around the cause of street children in the DR Congo. For the past three consecutive years, Supermodel Lisette Mibo aims to further support existing charities running empowering projects at grassroots level in her home-country. Changing the narratives, through charity, the Congolese Model turned Humanitarian will once again bring crowds together, help showcase new talents in the Fashion, and Cultural industries, help entertain the guests while raising money for the night.

passion-for-motherland-tropics-magazine2.png

The 4th edition of Passion for Motherland (PFM) will be a combination of a vibrant fashion show with live music, powerful poetry and a variety of specialist African stalls.
This year’s showcase is particularly important because all funds raised will be dedicated to supporting two projects:

– The initial construction of our very own shelter in Kinshasa, which will provide a safer environment for up to 300 street children over the next 3 years;
– Supporting Charité et Secours (CHARISECOURS), one of the organisations already helping street children on very limited budget.

 

FOR MORE INFORMATION ABOUT PASSION FOR MOTHERLAND:

Tickets: Standard £25 – Front row/VIP: £50 – Limited VIP Tables: £100

For tickets information: www.passionformotherland.org /event@passionformotherland.org

 

New Music: Ladysmith and Salif Keita Release Anti-Xenophobia Song

Two of Africa’s most famous musicians have released a song against the recent violence against foreigners in South Africa. The song “United We Stand” brings together Ladysmith Black Mambazo from South Africa and Malian singer Salif Keita.

m

Lyrics include the line “Africa is our home, make it a better place”.

At least seven people have died over a month of attacks on foreigners and foreign-owned property in South Africa.

Ladysmith Black Mambazo singer Sibongiseni Shabalala told the BBC he was trying to send the message that “Africa is for all of us”.

“You can’t say you don’t like the foreigners to stay in your country. This is not your country, this is our country.

“We are saying people should unite. If there’s problems, people should sit down and talk.

“One day your child will want to go and live in Mali, Nigeria or Ghana but because of your decision today it will be very difficult for your future generation to be able to do the same.”

The song is playing on South African radio from Friday, will be premiered on TV on Friday evening and will be released on iTunes on Monday.

Source: BBC

Interview de Tropics Magazine avec le Peintre Claudy Khan

                                EXPOSTION DE L’ART DU 3e MILLENAIRE

                                       DU PEINTRE CLAUDY KHAN

 Artiste de peintre, de nationalité Congolais, d’un brassage culturel  et identitaire    multiple d’un grand-père belge, un grand-père brésilien et deux grands-mères Congolaises. Il grandit dans l’univers de la peinture avec son  grand père  paternel Moussa Diouf  et son grand père  maternel Pascal Lukussa  deux grands peintres de renom au Congo. Visuellement il voit les œuvres et sent  les odeurs de la peinture sans l’avoir pratiquée. En 1976 Il fait les Beaux Arts à Kinshasa. A  17ans première exposition  dans le style figuration libre stylisée à l’africaine. Surnommé le ‘Dali Africain’, pour une reproduction du tableau de Dali ‘La vénus de Milo’ En 1978 des études d’architecture à Nantes. L’art n’a pas de frontière dans son  écriture qui est différente des autres cultures. Il dépeint un univers, fantastique et riche, proche de la catharisme. Son œuvre fini par exister par elle même pour porter sa triple identité, issue de la transparence de ne plus existé pour l’ l’artiste.  Style abstrait, figuratif ou portrait, Claudy Khan navigue, s’émerveille et se recrée dans sa métaphore littéraire d’une écriture fluide de  l’énergie créative qui sympathise avec le « lâcher prise » afin de toucher l’âme. Rencontre à  l’Exposition de l’Artiste Claudy Khan,  qui s’est tenue du 3 au 9 décembre à l’Espace Kameleon, à Paris.

Oeuvre: Dernier Tableau GOMA; Artiste: Claudy Khan
Oeuvre: Dernier Tableau GOMA; Artiste: Claudy Khan

INTERVIEW DU PEINTRE CLAUDY KHAN POUR TROPICS MAGAZINE

1A Quel moment  dans vos études avez-vous eu l’envie de rentrer au beaux Art à Kinshasa ?

Très jeune j’ai toujours voulu faire les Beaux Art, contre la volonté de mon père. Et ensuite les études d’architecte pour le plaisir de mon père. Au collège, j’étais considéré comme le meilleur dessinateur. J’y aie cru, et cela m’a permit de continuer dans cette voie  Le début par les BD pour mes moquer des professeurs. Je considère la BD, comme un art mineur, je voulais être grand parmi les grands.

-Votre réflexion  et  la rapidité dans le mouvement et la couleur ?

En 76-78 à cette époque là, se n’était pas les couleurs, c’était plus le dessin ; dans l’esprit de l’école, il y avait une stylisation, qu’il fallait rester dans l’esprit africain, congolais, avec Mobutu qui prenait la Zaïrianisation, la culture propre, ne pas copier les blancs. Je peux me targuer et être le premier africain d’avoir lancé l’art africain, l’art congolais, avec les masques traditionnels intégrés. Le souvenir  j’étais le premier africain à prendre l’histoire des masques africain, de mélanger la culture africaine et de mélanger avec les visages actuels. C’est de l’art primitif.

-Votre première esquisse de peinture ?  

Je suis au Congo, en cinquième année secondaire, je peins le premier tableau, La prière du Nègre. Et la première fois que je touchais à la peinture à l’huile. J’ai voulue  passer  à la critique d’art, avec des professeurs d’universités, des écrivains d’art,  Pour pouvoir exposer aux Beaux-arts, il faut passer à la critique. Ce tableau a reçu la critique d’art, trop avant-gardiste avec la mention ‘Tableau d’un maître’ et a été acheté par le Musée National.

-Quelle projection faite vous dans le travail des grands formats ? Et le visionnaire  que vous êtes avant et  après.

Je pense qu’il y a  l’image qui doit dominer, celui qui regarde. Un moment donné l’exprimer en petit  c’est joli, en grand c’est beau. Regarder une toile, on se sent tout petit, le tableau nous enveloppe. En faite, le premier que le tableau enveloppe,  c’est moi, le peintre. Pendant une période, j’imaginais, la toile avant de la peindre, avant j’avais une théorie, d’un positionnement, d’un mouvement et je brodais autour.    Aujourd’hui c’est la toile, qui me dit, ce que j’ai à peindre. J’arrive devant la toile, je déverse les peintures, les yeux fermés,  j’essaye de ressentir, ce que la toile veut me dire et à partir de ce moment, les images viennent. Je commence par le côté abstrait, en fonction des taches, qui me sont renvoyées, que je construis le tableau  C’est pour ça que nous avons l’impression, d’une peinture abstrait. Je rajoute des figuratifs dans mes abstraits. Ma folie, c’est que je n’existe plus devant la toile, je suis le petit point, de rien du tout, qui fait tout. Quand j’ai finie, je vois que j’ai peins.

-Quelle sorte de métaphore angélique faite vous dans les portraits des femmes dans la peinture ? 

J’ai fait beaucoup d’année, où j’ai fait les portraits de femmes plus de 7 000 portraits en trois ans. Un exercice extraordinaire, de voir ses visages défilés, le visage est une forme géométrique, ce que je cherche, avant tout c’est ce qui a derrière le regard, le trait, la pensée. Tout le monde est saisi, de l’impression de quelque chose derrière. C’est facile de reproduire un visage, mais regarder ce qui motive le regard, lire, l’analyser et sentir la personne ; Les couleurs découlent du regard. Je touche à l’âme car le visage est  un masque.

11

-Quelles sont les différentes techniques et les incrustations ?

Je travaille en trois couches, comme nous avons tous des réminiscences, un passé, en trois couches, je crée une dimension,  l’œil capte la couleur la plus claire et enregistre les ombres de derrière. J’ai grandit dans cette culture, de totems, de scarifications, Zebola  la danse traditionnelle, avec un maquillage, c’est rituel qui se perd, des appartenances aux tributs, qui sont différent et variés. Chez nous au Congo  il y a une grande culturelle Kuba, c’était leur spécialité, que j’utile dans mes tableaux. Le travail cubique avec des coups en large de pinceau. Et surprend des petites feuilles d’or 23 carats.

 – La religion, la femme, la guerre, l’énergie humaine, renaitre de nouveau dans  le monde ?      

Je ne renie aucune religion, on a fait oublier aux noirs, sa propre culture, en lui faisant croire, qu’il était animiste, et que ce n’était pas dieu..Nos masques africains, nos statuettes africaines, c’était l’esprit des ancêtres, qui étaient partis au près de  dieu. Avant l’époque coloniale, on priait dieu, de nous pardonner de couper  l’arbre de sa  création. On nous a  fait croire, que tout ce que nous faisons été fétiche, le diable emporté dans les musées en Europe. Je suis révolté, quand vous allez dans nos musées, il n’y a plus rien, notre culture se trouve dans les musées à Paris. On nous a diabolisé et imposé autre chose. La femme est l’élément essentiel de toute société. La femme dans toute la grâce, l’innocence et  la pureté. Le mal et le bien  dans l’abstrait  d’Aquariophilie. Le dôme du Parthénon à Rome renvoi une  lumière pour nettoyer, le cerveau et l’eau c’est la vie. La profondeur en vous de  l’anatomie du corps vivant se détériore. La rencontre de deux forces matérielles, des énergies qui fusionnent, se complètent et vibratoire. le dernier tableau , j’ai subit  la guerre à Goma au Nord Kivu, à Rumangabo, je suis révolté de voir, huit millions de mort ,     avec ce tableau,  je montre et je dénonce le silence.

-Quels sont vos projets ?

En janvier 2013 un projet d’exposition au Kenya, un voyage aux Etats-Unis pour des galeries, et en novembre 2013 une exposition, au Brésil a Rio, plus d’infos et voir les photos des expositions…

CONTACTEZ LE PEINTRE CLAUDY KHAN:

Arkantia communication

Site : Email : contact@arkanciagroup.com

Site : http://claudykhan.com/-/

Interview réalisée par Wanda NICOT   

(Tropics Magazine – Paris, France)

 

Etienne Tshisekedi rencontre Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

L’opposant historique de la RDC EtienneTshisekedi wa Mulumba est ce samedi 17 août àBrazzaville. Le leader de l’UDPS est l’invité du président Denis Sassou Nguesso qui veut apporter sa médiation dans le règlement de la crise en RDC.

Source: RFI
Source: RFI

Mais l’entretien entre les deux hommes ne sera pas facile au regard des positions affichées par le leader de l’UDPS. Etienne Tshisekedi et les siens affirment que la cohésion nationale en RDC ne sera possible qu’avec des institutions acceptées et soutenues par le peuple.

Ce déplacement suscite des commentaires divers à Kinshasa. Pour certains, le président Denis Sassou-Nguesso, «accompagnateur», «facilitateur» ou «médiateur» en RDC, va tenter d’obtenir l’adhésion d’Etienne Tshisekedi aux concertations nationales, initiées par le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

Mais le leader de l’UDPS ne veut toujours pas reconnaître la légitimité des institutions issues des élections de 2011. Il a ainsi qualifié le forum convoqué par Joseph Kabila, de « prolongation d’une comédie mise en place au lendemain de ce scrutin, dont les résultats ont été contestés par l’ensemble de l’opposition pour la présidentielle et par plusieurs partis politiques, y compris ceux de la majorité pour les législatives et avec pour conséquence, le renouvellement de la Céni ».

 

Au Congo-Brazzaville la population attend les fruits de la transparence reconnue par l’ITIE

Les églises et la société civile du Congo Brazzaville, parlant au nom des populations, attendent les fruits de la transparence depuis que le Congo a été jugé cette année pays conforme à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).

5da4ab2ed2fdaed62b38bbb57d755ee5Selon Florent Michel Okoko, président du Comité exécutif de l’ITIE Congo, les retombées de la transparence pétrolière sont progressivement perceptibles au niveau de la population. Ce comité est un organe officiel qui comprend aussi des membres de la société civile.

“C’est un processus, donc ce n’est pas du jour au lendemain que tout va changer. Mais déjà, l’eau commence à être accessible dans tous les quartiers de Brazzaville (la capitale), et avec une forte pression. C’est un signe important des retombées de la transparence”, déclare Okoko, satisfait.

Okoko ajoute: “On peut parler de transparence, mais la grande question aujourd’hui, c’est transformer cette transparence dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens. C’est un nouveau combat après la conformité à l’ITIE”.

Mais, les populations attendent plus de cette transparence reconnue par l’ITIE. Les Nations Unies indiquent que 49 pour cent des 4,2 millions de Congolais ont accès à l’eau potable et 46 pour cent à l’électricité. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance estime que 26 pour cent des enfants congolais de moins de cinq ans sont touchés par la malnutrition chronique.

Selon le Programme des Nations Unies pour le développement, le taux de chômage des jeunes était de 34,2 pour cent en 2011. Et dans le classement ‘Doing Business’ 2012 de la Banque mondiale, le Congo est 135e sur 183 pays classés dans le domaine des affaires.

Pour l’instant, explique Okoko à IPS, l’ITIE concentre ses actions sur l’entreprise pétrolière. Les minerais solides sont encore en phase d’exploration. Le Congo est le quatrième producteur de pétrole en Afrique noire. Cette ressource contribue pour 80 pour cent au budget national, estimé cette année à plus de huit milliards de dollars.

La production de pétrole a été de 263.000 barils/jour en 2012. Elle devrait augmenter en 2015 avec l’entrée en exploitation du gisement de Moho-Nord (140.000 b/j) par Total, dans les eaux territoriales du Congo dans le sud.

Cependant, la société civile et les églises se montrent insatisfaites de la redistribution des richesses nationales, et sont exigeantes. “Il est temps que nous aussi puissions bénéficier des richesses que Dieu nous a données… dans ce pays”, a déclaré le pasteur Sage Mabika au cours d’un échange avec l’ITIE, en juin dernier.

Un autre pasteur, Prosper Ngoma, s’exclame: “Où est le sérieux quand les comptes de l’Etat sont certifiés par des juges nommés par le gouvernement? C’est entre eux, ils trompent le peuple!”

Pour certains Congolais, cette conformité à l’ITIE ne règle pas la question de la gestion transparente des revenus de l’Etat. “Il ne faut pas faire cette confusion. Le Congo est encore dans la corruption et une gestion opaque. Ce qu’on commence à savoir, c’est juste ce que les compagnies pétrolières payent à l’Etat, mais pas l’utilisation de cet argent par le gouvernement”, souligne Clément Mierassa, un opposant politique.

Dans un rapport publié en 2011, l’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (ADHUC) dénonce des écarts entre les inscriptions budgétaires et les décaissements. “Cela ne profite pas aux populations. Tout ce qui est déclaré gratuit comme le traitement du paludisme ou la césarienne, reste payant et coûte très cher pour le citoyen moyen”, affirme Kévin Mviri, secrétaire général de l’ADHUC.

“Le budget de l’Etat n’est pas accessible à tout le monde. Or, la transparence c’est laisser contrôler l’exécution du budget et rendre compte. Mais, ce que fait le gouvernement est encore loin de la transparence souhaitée par tous”, ajoute Mviri à IPS.

L’ITIE est le processus par lequel toutes les recettes et les dépenses de l’Etat sont publiées. Le Congo a fait certifier et publié tous ses comptes de 2004 à 2011. Malgré quelques écarts de 300 millions de dollars relevés en 2006 et 2007 sur les comptes de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), le pays s’est efforcé de rendre public ce que payent les compagnies pétrolières à l’Etat. La SNPC publie désormais ses comptes sur son site Internet. La Cour des comptes certifie également tous les comptes de l’Etat au Trésor public.

Christian Mounzéo, président de la Rencontre pour la paix et les droits de l’Homme, une ONG locale, parle d’une victoire. “Avant, le fait même de parler du pétrole sur la place publique vous ouvrait les portes de la prison. Maintenant, on peut en parler librement avec les autorités”, déclare-t-il à IPS.

Après un rejet en 2010, le Congo a été jugé conforme en février 2013 à l’ITIE suite à des indices de transparence. Les marchés publics obéissent aujourd’hui aux procédures d’appel d’offres agréées par la Banque mondiale. “Il ne suffit pas de déclarer ce que le gouvernement reçoit, mais il faut le prouver par des quittances. C’est ce que fait le Congo”, affirme Séraphin Ndzion, secrétaire permanent de l’ITIE Congo.

Le silence favorise la montée des violences sexuelles dans l’ouest de la RDC

Kinshasa — L’ignorance de la loi et la peur pour les victimes de dénoncer leurs bourreaux, encouragent les violences sexuelles à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) et à Matadi, la principale ville de la province du Bas-Congo, dans l’ouest du pays.

00241558-9a778c1c90f92801941f671e4e651792-arc495x324-w495-us1Cette affirmation découle du résultat des enquêtes menées respectivement à Kinshasa par l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO), et à Matadi par la police nationale, et publiées début-juillet.

«Des jeunes filles sont régulièrement violées dans les écoles dans le silence total des autorités et de la justice», affirme un rapport intitulé «L’école et les violences sexuelles en RDC: l’information passe avant tout», publié le 6 juillet à Kinshasa par l’ASADHO. Ce rapport fait état de plus ou moins 100 cas de viols entre avril et juin, sur les 45 écoles enquêtées, notamment dans les communes de N’Sele, Kimbanseke et N’djili.

Selon Dora Zaki, avocate et vice-présidente de l’ASADHO, «il y a encore plusieurs cas non dénoncés à cause de la peur pour les victimes et de l’ignorance de leurs droits. L’ignorance est la première cause du silence qu’affichent toutes les victimes souvent intimidées par les enseignants et autres autorités scolaires qu’il faut désormais surveiller et sanctionner lorsqu’ils sont accusés».

Zaki a indiqué à IPS que «les enseignants et les autorités hiérarchiques usent de leur autorité pour abuser des filles ignorantes de leurs droits dans les milieux scolaires de Kinshasa». Elle estime que «pour lutter efficacement contre les violences sexuelles dans les milieux scolaires, il est urgent de sensibiliser les élèves sur leurs droits notamment en vulgarisant les deux lois sur les violences sexuelles».

Ces deux lois datent de juillet 2006 et apportent deux innovations: elles punissent la zoophilie et érigent le viol sur une personne masculine comme infraction alors que naguère, le viol n’était possible que sur une personne de sexe féminin. Ces lois établissent des procédures d’urgence pour juger ces violences et enlèvent toute possibilité, pour les accusés, de bénéficier des privilèges et immunités ni de passer par des règlements à l’amiable pour éviter un procès.

Romain Mindomba, vice-président national de l’Association congolaise pour l’accès à la justice, déclare à IPS: «Le gouvernement devrait mettre en place un mécanisme de sensibilisation des élèves à travers les écoles, et même des autorités des écoles sur toutes les formes des violences sexuelles prévues et punies par la loi ainsi que sur les lourdes sanctions auxquelles s’exposent les auteurs de ces violences».

«Il est important de pousser les élèves à dénoncer toute personne qui les harcèle pour avoir des relations sexuelles avec eux. Mais l’amélioration des connaissances d’éventuelles victimes renforcera leurs capacités à dénoncer et à porter plainte devant la justice», souligne Mindomba.

«La difficulté, c’est que lorsqu’un enseignant est accusé, il n’y a jamais de preuve ni de témoin réel», déclare Dieudonné Baderha, directeur de l’école secondaire privée Nakiyinga à Kinshasa.

Et il ajoute à IPS: «Après avoir chassé un enseignant de mathématiques l’année passée, la direction (de l’école) s’est rendu compte qu’elle a été trompée par l’élève qui prétendait être victime et qui croyait se venger d’un enseignant qu’elle croyait ne l’aimait pas du fait qu’elle ne réussissait pas dans son cours».

Cependant, «de plus en plus, il y a des cas de violences sexuelles contre de jeunes élèves et qui sont rapportés au parquet. En moyenne, le parquet ici reçoit entre 10 et 15 plaintes par semaine», indique Thiery Sabi, premier substitut du procureur de la République au parquet de grande instance de Gombe à Kinshasa. «Parmi les cas rapportés, figure le viol d’une fillette de 10 ans en juin 2013 par un avocat qui a été arrêté et qui est en détention à la prison centrale de Makala», ajoute-t-il.

Mado Mpezo, une commissaire principale à la Police nationale chargée de la protection de l’enfant et de la femme ainsi que des violences sexuelles en RDC, alerte sur les «cas de violences sexuelles de plus en plus fréquents dans la ville de Matadi». Elle rapporte que dans «la nuit du 27 au 28 juin 2013, un homme d’environ 50 ans a violé une fille de 14 ans» et que «pour le mois de juin seulement, une quarantaine de cas de viols ont été enregistrés dans cette ville».

Joint par IPS, Maker Mwangu, le ministre congolais de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, déclare: «Le gouvernement est conscient de l’urgence avec laquelle il doit agir pour mettre fin à ces dérapages». Il ajoute que des concertations ont été organisées par le ministère avec les députés membres de la Commission socioculturelle de l’Assemblée nationale en mai 2013, sur les solutions à proposer «pour améliorer la protection des élèves contre les violences sexuelles».

 

Source: IPS

{Event} Lisette Mibo, la Super Modèle Congolaise,organise l’événement « Passion For Motherland » pour collecter de fonds

La Super Modèle Congolaise, Lisette Mibo, organise ce 10 Août 2013 à Londres  un événement de collecte de fonds intitulé « Passion For Motherland » (Passion Pour La Patrie). Selon Lisette, «Le but de cette manifestation est de célébrer l’art dans sa diversité à travers un mélange éclectique de musique, la poésie et une vitrine de la mode pour une cause caritative importante.» Les créateurs de mode provenant de différents milieux et de diverses cultures ont été programmés pour mettre en valeur leur travail tout au long de l’événement tout en amassant des fonds pour l’organisation “Save The Congo” – un mouvement humanitaire au sein duquel le Mannequin Lisette Mibo sert comme « Ambassadrice de Bonne Volonté.”

Flyer1

« Passion For Motherland » est une plate-forme créée pour réunir sous un même toit les individus qui ont quelque chose a célébrer en commun, d’instaurer un réseau de têtes pensantes et enfin de découvrir de nouveaux talents dans les domaines de la mode, de la musique et de la poésie tout en misant sur la sensibilisation sur les problèmes qui minent le Congo Démocratique. Tous les fonds provenant de la vente des billets seront directement reversés dans les caisses de l’association caritative « Save The Congo » qui organise une campagne de charité pour s’attaquer aux quatre problèmes majeurs qui donnent lieu aux meurtres, aux viols, au déracinement culturel et sans oublier les abus en RDC.

Pour plus d’informations sur cette organisation humanitaire, veuillez visiter leur site officel : www.savethecongo.org.uk