1897871_575366772555093_788200438_n

Journée internationale de tolérance zéro face aux mutilations sexuelles féminines

La Journée internationale de tolérance zéro face aux mutilations sexuelles féminines est observée le 6 février de chaque année pour faire prendre conscience de cette pratique.

À Pointe-Noire, aucune activité n’ayant été annoncée par les autorités locales sur cette question, notre journal a effectué, le 5 février, une descente dans les différents quartiers de la ville afin d’en discuter avec les premières concernées

Le sujet a semblé tabou à certaines jeunes filles interrogées sur le sujet. Par contre, plusieurs femmes ont condamné avec vigueur ces pratiques qui, d’après elles, ne donnent aucun avantage sur le plan de la santé, mais bien au contraire, entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin.

Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est engagée à éliminer les mutilations sexuelles féminines en une génération et se concentre sur la sensibilisation, la recherche et les conseils aux professionnels de santé et dans le cadre des systèmes de santé. En effet, ces derniers sont souvent pointés du doigt pour pratiquer ces mutilations, contribuant ainsi à les légitimer et à perpétuer cette pratique.

Les mutilations sexuelles féminines touchent près de 140 millions de filles et de femmes, et plus de 3 millions de filles y sont exposées chaque année dans le monde. Quel que soit leur type, elles sont considérées comme une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes.

Pour Louise Bouyika, habitante de Pointe-Noire, il s’agit là d’un crime impardonnable perpétré contre les femmes. « Les mutilations sexuelles féminines sont dangereuses, car elles sont associées à toute une série de risques à court ou à long terme, aussi bien sur le plan de la santé que sur le bien-être physique, mental ou sexuel de la femme », a-t-elle dit.

Rappelons que les mutilations sexuelles féminines sont peu pratiquées dans la ville de Pointe-Noire. Cependant, avec le rapprochement des frontières et les problèmes d’acculturation des peuples, les autorités locales doivent veiller à mener des campagnes de sensibilisation contre cette pratique qui a des conséquences immédiates et durables sur la santé des femmes, notamment des difficultés lors de l’accouchement qui mettent l’enfant en danger.

Source: Les Depeches de Brazzaville

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s