Interview de Tropics Magazine avec le Peintre Claudy Khan

                                EXPOSTION DE L’ART DU 3e MILLENAIRE

                                       DU PEINTRE CLAUDY KHAN

 Artiste de peintre, de nationalité Congolais, d’un brassage culturel  et identitaire    multiple d’un grand-père belge, un grand-père brésilien et deux grands-mères Congolaises. Il grandit dans l’univers de la peinture avec son  grand père  paternel Moussa Diouf  et son grand père  maternel Pascal Lukussa  deux grands peintres de renom au Congo. Visuellement il voit les œuvres et sent  les odeurs de la peinture sans l’avoir pratiquée. En 1976 Il fait les Beaux Arts à Kinshasa. A  17ans première exposition  dans le style figuration libre stylisée à l’africaine. Surnommé le ‘Dali Africain’, pour une reproduction du tableau de Dali ‘La vénus de Milo’ En 1978 des études d’architecture à Nantes. L’art n’a pas de frontière dans son  écriture qui est différente des autres cultures. Il dépeint un univers, fantastique et riche, proche de la catharisme. Son œuvre fini par exister par elle même pour porter sa triple identité, issue de la transparence de ne plus existé pour l’ l’artiste.  Style abstrait, figuratif ou portrait, Claudy Khan navigue, s’émerveille et se recrée dans sa métaphore littéraire d’une écriture fluide de  l’énergie créative qui sympathise avec le « lâcher prise » afin de toucher l’âme. Rencontre à  l’Exposition de l’Artiste Claudy Khan,  qui s’est tenue du 3 au 9 décembre à l’Espace Kameleon, à Paris.

Oeuvre: Dernier Tableau GOMA; Artiste: Claudy Khan
Oeuvre: Dernier Tableau GOMA; Artiste: Claudy Khan

INTERVIEW DU PEINTRE CLAUDY KHAN POUR TROPICS MAGAZINE

1A Quel moment  dans vos études avez-vous eu l’envie de rentrer au beaux Art à Kinshasa ?

Très jeune j’ai toujours voulu faire les Beaux Art, contre la volonté de mon père. Et ensuite les études d’architecte pour le plaisir de mon père. Au collège, j’étais considéré comme le meilleur dessinateur. J’y aie cru, et cela m’a permit de continuer dans cette voie  Le début par les BD pour mes moquer des professeurs. Je considère la BD, comme un art mineur, je voulais être grand parmi les grands.

-Votre réflexion  et  la rapidité dans le mouvement et la couleur ?

En 76-78 à cette époque là, se n’était pas les couleurs, c’était plus le dessin ; dans l’esprit de l’école, il y avait une stylisation, qu’il fallait rester dans l’esprit africain, congolais, avec Mobutu qui prenait la Zaïrianisation, la culture propre, ne pas copier les blancs. Je peux me targuer et être le premier africain d’avoir lancé l’art africain, l’art congolais, avec les masques traditionnels intégrés. Le souvenir  j’étais le premier africain à prendre l’histoire des masques africain, de mélanger la culture africaine et de mélanger avec les visages actuels. C’est de l’art primitif.

-Votre première esquisse de peinture ?  

Je suis au Congo, en cinquième année secondaire, je peins le premier tableau, La prière du Nègre. Et la première fois que je touchais à la peinture à l’huile. J’ai voulue  passer  à la critique d’art, avec des professeurs d’universités, des écrivains d’art,  Pour pouvoir exposer aux Beaux-arts, il faut passer à la critique. Ce tableau a reçu la critique d’art, trop avant-gardiste avec la mention ‘Tableau d’un maître’ et a été acheté par le Musée National.

-Quelle projection faite vous dans le travail des grands formats ? Et le visionnaire  que vous êtes avant et  après.

Je pense qu’il y a  l’image qui doit dominer, celui qui regarde. Un moment donné l’exprimer en petit  c’est joli, en grand c’est beau. Regarder une toile, on se sent tout petit, le tableau nous enveloppe. En faite, le premier que le tableau enveloppe,  c’est moi, le peintre. Pendant une période, j’imaginais, la toile avant de la peindre, avant j’avais une théorie, d’un positionnement, d’un mouvement et je brodais autour.    Aujourd’hui c’est la toile, qui me dit, ce que j’ai à peindre. J’arrive devant la toile, je déverse les peintures, les yeux fermés,  j’essaye de ressentir, ce que la toile veut me dire et à partir de ce moment, les images viennent. Je commence par le côté abstrait, en fonction des taches, qui me sont renvoyées, que je construis le tableau  C’est pour ça que nous avons l’impression, d’une peinture abstrait. Je rajoute des figuratifs dans mes abstraits. Ma folie, c’est que je n’existe plus devant la toile, je suis le petit point, de rien du tout, qui fait tout. Quand j’ai finie, je vois que j’ai peins.

-Quelle sorte de métaphore angélique faite vous dans les portraits des femmes dans la peinture ? 

J’ai fait beaucoup d’année, où j’ai fait les portraits de femmes plus de 7 000 portraits en trois ans. Un exercice extraordinaire, de voir ses visages défilés, le visage est une forme géométrique, ce que je cherche, avant tout c’est ce qui a derrière le regard, le trait, la pensée. Tout le monde est saisi, de l’impression de quelque chose derrière. C’est facile de reproduire un visage, mais regarder ce qui motive le regard, lire, l’analyser et sentir la personne ; Les couleurs découlent du regard. Je touche à l’âme car le visage est  un masque.

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-Quelles sont les différentes techniques et les incrustations ?

Je travaille en trois couches, comme nous avons tous des réminiscences, un passé, en trois couches, je crée une dimension,  l’œil capte la couleur la plus claire et enregistre les ombres de derrière. J’ai grandit dans cette culture, de totems, de scarifications, Zebola  la danse traditionnelle, avec un maquillage, c’est rituel qui se perd, des appartenances aux tributs, qui sont différent et variés. Chez nous au Congo  il y a une grande culturelle Kuba, c’était leur spécialité, que j’utile dans mes tableaux. Le travail cubique avec des coups en large de pinceau. Et surprend des petites feuilles d’or 23 carats.

 – La religion, la femme, la guerre, l’énergie humaine, renaitre de nouveau dans  le monde ?      

Je ne renie aucune religion, on a fait oublier aux noirs, sa propre culture, en lui faisant croire, qu’il était animiste, et que ce n’était pas dieu..Nos masques africains, nos statuettes africaines, c’était l’esprit des ancêtres, qui étaient partis au près de  dieu. Avant l’époque coloniale, on priait dieu, de nous pardonner de couper  l’arbre de sa  création. On nous a  fait croire, que tout ce que nous faisons été fétiche, le diable emporté dans les musées en Europe. Je suis révolté, quand vous allez dans nos musées, il n’y a plus rien, notre culture se trouve dans les musées à Paris. On nous a diabolisé et imposé autre chose. La femme est l’élément essentiel de toute société. La femme dans toute la grâce, l’innocence et  la pureté. Le mal et le bien  dans l’abstrait  d’Aquariophilie. Le dôme du Parthénon à Rome renvoi une  lumière pour nettoyer, le cerveau et l’eau c’est la vie. La profondeur en vous de  l’anatomie du corps vivant se détériore. La rencontre de deux forces matérielles, des énergies qui fusionnent, se complètent et vibratoire. le dernier tableau , j’ai subit  la guerre à Goma au Nord Kivu, à Rumangabo, je suis révolté de voir, huit millions de mort ,     avec ce tableau,  je montre et je dénonce le silence.

-Quels sont vos projets ?

En janvier 2013 un projet d’exposition au Kenya, un voyage aux Etats-Unis pour des galeries, et en novembre 2013 une exposition, au Brésil a Rio, plus d’infos et voir les photos des expositions…

CONTACTEZ LE PEINTRE CLAUDY KHAN:

Arkantia communication

Site : Email : contact@arkanciagroup.com

Site : http://claudykhan.com/-/

Interview réalisée par Wanda NICOT   

(Tropics Magazine – Paris, France)

 

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