Source: RFI

Début des auditions sur des contrats d’armement suspects en Afrique du Sud

Ce lundi 5 août débutent à Pretoria les auditions publiques dans le cadre de la commission d’enquête sur des contrats d’armement contestés.

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Une affaire qui a souvent été qualifiée du plus gros scandale post-apartheid et qui a éclaboussé jusqu’aux présidents Jacob Zuma et Thabo Mbeki. L’ancien chef de l’Etat lui-même devrait d’ailleurs être auditionné dans les semaines qui viennent.

L’Afrique du Sud a investi quelque 5 milliards d’euros pour moderniser son armée sous Thabo Mbeki. Elu en 1999, ce dernier avait fait de Jacob Zuma son vice-président. Nous sommes dans l’après-Nelson Mandela, 5 ans après la fin de l’apartheid, et Pretoria cherche à se hisser au rang des puissances émergentes.

Ces 5 milliards doivent notamment servir à développer la marine et l’aviation sud-africaines. Cinq groupes européens en ont bénéficié, dont Thales, le groupe français d’électronique spécialisé dans l’aérospatial, la défense et les technologies de l’information, alors connu sous le nom de Thomson-CSF. Ces contrats d’armement avaient été mis en cause pour des soupçons de corruption au bénéfice des membres du gouvernement.

 

Charges abandonnées contre Zuma

Pendant près de dix ans, le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, avait réclamé une commission d’enquête. Plusieurs responsables, dont Jacob Zuma avaient même été mis en cause par la justice. Finalement en 2009, les charges contre l’actuel président avaient été abandonnées juste avant son élection à la magistrature suprême.Et ce, même si son ex-conseiller financier, Chabir Shaik, a écopé en 2005 de 15 ans de prison pour trafic d’influence et pour avoir négocié un pot-de-vin avec la filiale sud-africaine de Thomson-CSF.

Il y a deux ans finalement, le président sud-africain avait mis en place une commission d’enquête. Elle pourrait recommander l’annulation de ces contrats ou des poursuites contre des responsables gouvernementaux. Mais la démission en janvier dernier d’un des principaux enquêteurs, puis, jeudi dernier 1er août, de celle d’un membre de la commission ont suscité de nombreuses interrogations.

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