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{Environnement} L’Union Européenne déterminée à préserver des écosystèmes forestiers en RDC

Kinshasa — Il s’est ouvert hier, mercredi 15 mai 2013, au Cercle Elaïs, un atelier de lancement du Projet Forêts et Changements Climatiques au Congo (FCCC). Ledit projet est mis en œuvre pour une durée de 47 mois par le Centre de Recherche Forestière internationale (CIFOR) avec les ressources du fonds de l’Alliance mondiale contre les changements climatiques, sous l’égide de l’Union européenne.

00211512-4e77065954a94949cb2f87d533fb9b2b-arc495x324-w495-us1Le coût global de ce projet est estimé à 11.562.922 euros. A travers ce projet, l’Union européenne entend appuyer la RDC dans la mise en œuvre de sa politique pour contrer les effets du changement climatique. Ce, par un renforcement de son projet de réduction des émissions et d’augmentation des stocks de carbone.

Dans cette perspective, plus de 5.000 ha de terrain dégradés seront restaurés à l’intérieur du parc de virunga dans le Nord-Kivu. «Le projet qui commence aujourd’hui avec cet atelier de démarrage, représente un soutien important aux institutions et aux administrations congolaises en charge de la gestion des forêts avec des impacts attendus qui dépassent largement l’écologie pour s’attaquer notamment à la lutte contre le changement climatique, à la réduction de la pauvreté avec des résultats directs sur l’agriculture ». C’est en ces termes que s’est exprimé le Chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, Jean-Michel Dumond, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de démarrage du Projet «Forêts et Changements Climatique au Congo ». L’UE, a-t-il indiqué, a pris des mesures claires pour assurer, grâce au nouveau règlement européen, la légalité du bois qui rentre sur son territoire.

Partant, il a émis le vœu de voir la RDC s’inscrire dans cette même vision qui, elle, nécessite l’existence d’un cadre juridique clair et sans failles, même dans les pays producteurs pour lutter contre l’exploitation illégale des bois tropicaux.

«La RDC, par sa masse forestière de 145 millions d’hectares, constitue l’un des poumons de la planète. Si ces forêts sont bien gérées elles peuvent être un moteur inégalable de développement, tout en gardant leur valeur sur les plans biologique et environnemental et de régulateur du climat. C’est là la philosophie même du développement durable », a-t-il avancé.

L’engagement de l’UE en faveur de la RDC Poursuivant des efforts pour la protection de l’écosystème, l’UE s’engage à contribuer à la mise en place d’une masse critique en termes d’investissement matériel et intellectuel, pour faire de l’Université de Kisangani et ses institutions sœurs un pôle d’expertise qui défère d’autres intervenants et, appuyer la gestion durable et l’intégrité du paysage spectaculaire et varié en biodiversité du Parc National de Virunga par la plantation de 3.000 ha de forêts en dehors du parc en vue de réduire la dépendance et les pressions agricoles sur les forêts.

Pour pérenniser ces efforts, le FCCC prévoit un transfert de connaissances. Quatre universités dont celle de Kisangani et de Butembo, le MECNT et l’ICCN bénéficieront d’un savoir-faire et un réseau d’expertise. «L’appui à l’Université de Kisangani complète le dispositif de l’UE en appui au renforcement des capacités dans la gestion des forêts d’Afrique centrale qui a dans l’école régionale Eraift, installée sur le campus de Kinshasa, son deuxième pivot. Ces deux pôles d’expertise en construction sont essentiels pour préparer les gestionnaires et concepteur qui assureront le maintien des forêts uniques de la RDC et du bassin du Congo au bénéfice des habitants de la région, de la planète toute entière et surtout de générations futures », a confié Jean-Michel Dumond.

 

Résultats attendus

Au terme de ce projet, l’UE et ses partenaires (CIFOR, WWF, ICRAF, ICCN et Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme), s’entendent à un impact positif sur la RDC mais aussi sur le Bassin du Congo par une meilleure contribution du secteur forêt-environnement à la réduction des émissions et à l’augmentation des stocks de carbone grâce à une meilleure gestion. Ceci va se traduire par la mise en œuvre des projets et formations à plusieurs niveaux dans le domaine des thématiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique ainsi que la restauration et la gestion des plantations agro-forestières et des écosystèmes forestiers dégradés dans l’Est de la RDC.

 

Source: La Prospérité (Kinshasa)

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