Mali: Retrait des troupes françaises – 100 hommes pour commencer

Décidément le rythme des informations parvenant du Mali n’est plus aussi régulier. Il est vrai que le gros du travail a été abattu par les forces franco-tchadiennes, que des centaines de djihadistes ont été occis et des postes détruits, mais une violence résiduelle persiste autour de villes comme Gao.

00240621-4dc7311cc942f59e6b70c9feb7a9438f-arc495x324-w495-us1Repliés dans des oueds secondaires dans le nord profond, des kamikazes djihadistes se livrent régulièrement à des attentats suicides ; d’où la mise en branle de l’opération «Gustav» par les forces françaises avec un millier d’hommes pour traquer les éléments du Mujao dans une vallée au nord de Gao ; même si les soldats tricolores s’investissent à fond la caisse dans le combat, l’heure est au retrait.

A plusieurs reprises, le président François Hollande, relayé par son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé qu’à partir d’avril les troupes françaises entameraient leur retour au bercail au grand dam des responsables de Bamako, qui suppliaient le «sauveur» de terminer la mission avant de s’en aller.

Le processus de retrait a effectivement débuté lundi dernier avec l’arrivée à Chypre de 100 soldats de l’opération Serval. 100 hommes sur un effectif de 4 000, ce n’est rien, c’est même insignifiant. C’est comme un petit grain de sable dans le désert malien, et cette première fournée se veut sans doute symbolique.

Mais symbolisme pour symbolisme, le locataire de l’Elysée, qui sait que plus ses troupes durent dans le septentrion malien, plus les risques d’enlisement sont énormes, veut signifier à ses partenaires africains qu’il ne reviendra pas sur sa position et qu’ils devraient se préparer à assurer la relève.

Si on excepte en effet les 2000 combattants tchadiens, le gros de la troupe africaine n’est pas encore véritablement sur le terrain ou, quand elle y est, se cantonne à des tâches quasi anecdotiques.

Pour le moment, on ne sait pas à quel rythme vont s’effectuer les retraits, au terme desquels l’Hexagone ne devrait conserver sur le terrain qu’un millier d’hommes.

On peut imaginer la joie de la première fournée de marsouins de retrouver leurs familles, car eux au moins auront sauvé leur peau contrairement à leurs 5 camarades restés dans l’enfer malien.

 

Source: L’Observateur PAALGA

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