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HRW accuse l’armée et le M23 de crimes de guerre en RDC

Des rebelles du M23 et des militaires de l’armée congolaise ont violé des dizaines de femmes et commis d’autres crimes de guerre pendant l’occupation par cette rébellion de la ville de Goma en novembre 2012, a indiqué Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué publié mardi 5 février à Goma au Nord-Kivu.

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Pour cette ONG, la réponse à apporter à la crise dans l’Est du pays en proie à la rébellion du M23 depuis le mois de mai 2012 doit mettre l’accent sur la justice pour garantir la fin réelle de l’impunité.

Human Rights Watch dit avoir documenté au moins vingt-quatre cas d’exécutions sommaires commises par des combattants du M23 pendant l’occupation de Goma entre le 20 novembre et le 1er décembre 2012. Toutes les victimes, sauf trois, étaient des civils, selon la même source.

Cette ONG de défense des droits humains a indiqué aussi avoir documenté au moins soixante-seize cas de viols de femmes et de jeunes filles par des militaires de l’armée congolaise (FARDC). Les faits se sont déroulés entre le 20 et le 30 novembre 2012 à Minova ainsi que dans les localités de Bwisha, Buganga, Mubimbi, Kishinji, Katolo, Ruchunda et Kalungu.

Parmi les victimes, on compte des femmes âgées de soixante ans et des jeunes filles d’à peine treize ans, a précisé HRW.

Carina Tertsakian, responsable de Human Rights Watch pour la région des Grands Lacs, a déploré l’impunité dont jouiraient les auteurs de ces atrocités:

«A notre avis, un des problèmes principaux qui continuent d’alimenter cette violence dans l’Est du Congo, c’est celui de l’impunité. En premier lieu, nous demandons aux dirigeants du M23 et aux autorités congolaises tant militaires que judiciaires de mener des enquêtes approfondies sur ces crimes présumés et de tout faire pour arrêter et traduire en justice les personnes responsables. »

Selon cette ONG, les pourparlers qui ont lieu actuellement à Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 devraient également intégrer la question des poursuites judiciaires contre les auteurs des crimes de guerre.

«Nous leur demandons de tout faire pour s’assurer que, s’il y a un accord qui résulte de ces pourparlers, [celui-ci puisse] prévoir que les responsables des crimes graves soient poursuivis et surtout que les commandants rebelles qui ont trempé dans des crimes graves ne soient plus récompensés et ne servent plus dans l’armée», a déclaré Carina Tertsakian.

 

Source: Radio Okapi

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