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Cameroun: Exit la 7ème foire humanitaire du livre

Douala, Cameroun — La 7ème édition de la Foire Humanitaire ferme ses portes. A quelques heures de cette clôture, Africa info a rencontré Monsieur Paul N’tolla, l’une des chevilles ouvrières de l’organisation et de la gestion de ladite foire. Au cours de cet entretien, notre reporter et son invité ont passé en revue tous les aspects de cet important évènement culturel annuel.

Officiellement ouverte le 29 Janvier 2013 par le Gouverneur de la région du Littoral Joseph Beti Assomo, elle prend fin cet après-midi du 07 Février au Parc des Princes de Bali-Koumassi à Douala, la capitale économique.

20121109163222__foire-du-livrePour vous, qu’a représenté la présence du Gouverneur de la région du Littoral à l’ouverture de cette foire ?

M. Paul N’tolla – C’était la première fois que le gouverneur de la région se déplaçait (pour inaugurer la Foire Humanitaire du Livre NDLR). Cela a ouvert une large vue, une fenêtre publicitaire. La présence du gouverneur a permis l’arrivée de plusieurs journalistes de divers organes de presse. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Cela prouve que l’Etat accompagne ce genre de projet humanitaire. C’est encourageant car on sait que dans les pays comme les nôtres, sans le soutien de l’Etat, on ne peut rien faire de bon. Cela encourage d’aller de l’avant, de s’améliorer.

Y a-t-il eu affluence tous les jours ?

En termes d’affluence, il y a eu affluence car il y eu plus d’une centaine de passages à la caisse par jour. Ce qui n’est pas négligeable pour une librairie et dans une ville comme Douala et par rapport à la période d’après les fêtes de fin d’année quand les bourses sont presque vides. Il faudrait peut-être réfléchir sur la période de la tenue de cette foire.

Quels livres ont été le plus sollicités et achetés ?

Les demandes ont été essentiellement portées sur le droit, l’économie, les ressources humaines et la médecine. Il y a également eu une très grande demande en religion et en ésotérisme, à ma très grande surprise.

Pensez-vous que le livre est important pour l’ensemble des populations du Cameroun en général et celles de Douala en particulier ?

Pour ce que j’ai vu cette année, je dirai oui. Douala est une ville que l’on peut dire étudiante. On l’a ressenti dans la fréquentation, beaucoup d’étudiants en dépit du déficit communicationnel que l’on a eu cette année. Le savoir, c’est l’avenir. Tout part de l’écrit. Toute réflexion est d’abord pensée avant d’être écrite et tout passe par l’écrit.

Nonobstant le démarrage en retard de cette foire, pensez-vous qu’elle a été un succès ?

C’est un succès populaire dans la ville de Douala. On peut toujours regretter notre absence à Yaoundé et à Dschang parce qu’on n’a pas pu apporter le livre à tous ceux que nous voulions servir. Cela est dû à un certain nombre de circonstances dont l’absence du Président qui n’a pu être là. (Charles Aurélien N’tolla est tombé malade quelques jours avant le départ de Paris pour Douala NDLR). Il y a un goût d’inachevé parce que nous n’avons pas atteint toutes les cibles. Dschang était une ouverture sur l’ensemble des régions de l’Ouest et du Nord-Ouest tandis que Yaoundé l’était pour le reste du sud du pays et pour le grand Nord (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord NDLR)

Quelles améliorations devra-t-on apporter dans l’organisation de la prochaine foire ?

La première amélioration sera en termes d’organisation. On devra s’y prendre plus tôt dans l’envoi et le déchargement des conteneurs. On devra élargir nos délais de travail. On ne s’est pas laissé la marge de manoeuvre nécessaire dans ce genre d’opération.

Il faudra en plus élargir nos supports de communication. Les banderoles et la télévision ne suffisent pas. On devrait rentrer dans le style de la proximité car cette dernière semaine, nous avons utilisé les textes par téléphone portable et cela a marché. Quant à la télévision, combien d’étudiants la regardent ?

Quel appel lancez-vous aux partenaires locaux ?

Il faudrait que les partenaires locaux s’impliquent davantage. J’ai le sentiment qu’ils ne le font pas assez. On peut dire merci à Miracle Informatique et à la SNH qui ont tenu parole. Les Brasseries n’ont pas joué leur rôle jusqu’au bout. La porte reste ouverte à d’autres partenaires pour nous soutenir dans cette action louable pour les populations camerounaises afin que nous allions jusqu’au bout de notre action.

 

Source: AfricaInfo

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