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La manifestation du Collectif Sauvons le Togo réprimée à Lomé

Dur, dur d’être opposant au Togo. Prévue pour débuter ce jeudi, l’opération « Les Derniers tours de Jericho » approprement dite, qui devrait se tenir les 10, 11 et 12 janvier 2013, ne connaitra pas le déroulement escompté à savoir marche suivie de sit-in au Carrefour Déckon au coeur de Lomé.

En lieu et place, ce fut avec une violence sans pareil que les manifestants, selon nos reporters sur les lieux, ont été accueillis par les forces de l’ordre déployés tôt sur les lieux ce matin et qui traquaient tout ceux qui se réclameraient du CST (Collectif Sauvons le Togo) et de ses partis politiques et organisations de défense des droits de l’homme, qui sont membres.

De la forte manière dont le ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara est monté au créneau la veille, c’est-à-dire mercredi, pour proscrire des regroupements à quelque endroit de la ville de Lomé ce jour et mettre en garde les organisateurs, la répression des forces de l’ordre a été violente.

Et face à ces dernières qui faisaient usage de gaz lacrymogènes et qui embarquaient dès que possible des manifestants mis hors d’état de « nuire », les quelques jeunes encore valident n’ont eu recours qu’à des jets de pierre et au dressage de barricades sur la voie. Si la situation en fin de matinée a commencé par se normaliser au Carrefour du marché de Bè, théâtre quelques heures et minutes plus tôt de violents affrontements entre les parties précitées, jusqu’à ce que nous mettions ces quelques phrases en ligne, c’est la chasse aux manifestants du CST dans certaines rues de ce quartier de Lomé.

Les informations qui nous sont parvenues ont fait état de l’arrestation du Secrétaire général de l’ADDI (Alliance des démocrates pour le développement intégral), Alphonse Kpogo, alors que des confrères seraient victimes de la barbarie.

Seulement qu’il est difficile de dire avec précision qui en est l’auteur de la blessure de ces derniers, entre les forces de l’ordre et les manifestants. D’autres sources ont révélé que le domicile du coordonnateur du CST, Zeus Ajavon, aurait été encerclé. Mais le siège a été finalement levé. Il a également fallu du stratège pour Francis Pédro Amouzou, un autre membre du CST pour échapper à certains ravisseurs, a informé un autre responsable de ce regroupement de partis politiques et d’organisations de défense des Droits de l’Homme.

A noter également que la manifestation d’Atakpamé a eu lieu, les organisateurs s’étant accordés avec les autorités de la ville alors que celle de Sokodé, selon certaines sources, a connu presque le même sort que celle de Lomé.

Source: TÉLÉGRAMME228

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